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Comment dater en 2021 (quelle est votre philosophie dating?)

Par Kanica Saphan

J’adore le sujet du dating, des rencontres, de la manière dont les couples se forment de nos jours. Je travaille avec des couples pour qu’ils apprennent à mieux se disputer, mieux communiquer, mieux se comprendre et mieux vivre leur relation au lieu de subir leur relation.

Donc par extension, je m’intéresse aussi à l’expérience des ruptures, de la solitude, et du dating.

Premièrement, si vous êtes sur une application de rencontre (dating app), vous faites déjà preuve de courage, parce que vous pourriez rester chez vous en attendant de rencontrer quelqu’un à l’épicerie dans l’allée des fruits ou à la banque (et je vous le souhaite).

Ça ferait une belle histoire à raconter (je reviendrai plus tard sur ce concept “l’histoire qu’on veut raconter à nos petits-enfants”).

Donc je vous salue pour le courage dont vous faites preuve en vous exposant et en prenant en main une situation que vous aimeriez changer.

Car au final,

Les humains sont faits pour connecter et entrer en relation.

Si ce n’était pas le cas, l’isolement cellulaire ne serait pas utilisé comme punition et torture dans les prisons de ce monde.

Si ce n’était pas le cas, l’isolement et la solitude ne seraient pas aussi néfastes pour la santé physique et la santé mentale des humains.

On vit dans une culture qui glamourise l’indépendance, quand nous sommes plutôt faits pour l’interdépendance.

Le but de cet article n’est pas d’expliquer le fonctionnement de l’attachement chez les humains, mais en gros, pour reprendre les mots des auteurs du livre Attached : “si vous voulez prendre le chemin de l’indépendance et du bonheur, trouvez la bonne personne sur qui dépendre et faites ce chemin accompagné de cette personne. Une fois que vous avez compris ceci, vous avez saisi l’essence de la théorie de l’attachement.”

Plusieurs études montrent que lorsque nous devenons attachés à quelqu’un, nous formons une entité physiologique. Notre partenaire régule notre pression sanguine, notre rythme cardiaque, notre respiration et le niveau d’hormones dans notre corps. Notre façon populaire de voir les relations adultes autonomes et respectables ne prend pas en compte cette perspective biologique. La dépendance est un fait : ce n’est pas un choix ou une préférence. (Levine & Heller, 2011, 26). Pour lire les études qui démontrent que lorsque deux personnes forment une relation intime, ils régulent entre eux leur bien-être psychologique et émotionnel, lisez ce livre.

Car si vous avez UN livre à lire pour mieux vous comprendre, mieux comprendre vos ex relations, votre relation actuelle, ou votre future relation, c’est Attached de Amir Levine et Rachel Heller. Tous mes clients à qui j’ai suggéré le livre l’ont trouvé incroyablement révélateur. Moi je l’ai trouvé incroyablement révélateur. Votre mère va aussi le trouver révélateur. Donc, investissez quelques dollars et quelques heures pour votre bonheur relationnel et procurez-vous ce livre auquel je donne une note de 15/10.

Vouloir partager sa vie avec une personne spéciale est donc tout à fait normal, et proclamer haut et fort sa volonté de trouver un.e partenaire n’est pas un signe de faiblesse, d’immaturité émotionnelle, ou de dépendance. Évidemment, je ne suis pas en train de dire que le célibat est anormal ou moins respectable. Une personne n’a pas besoin d’être en couple pour être comblée. Ce que je dis, c’est que les humains sont faits pour connecter et pour avoir au moins une figure d’attachement stable et rassurante, et que pour la plupart des gens, nous trouvons cette figure d’attachement chez un.e partenaire romantique. Le célibat peut être très bien vécu (lecture complémentaire ici), mais très mal vécu aussi. Vous êtes la seule personne capable de déterminer si votre célibat vous convient réellement ou si vous ressentez l’envie de partager votre vie avec quelqu’un.

Deuxièmement, le dating en 2021 a pris une sacrée tournure parce qu’il passe beaucoup par les applications. Les applications sont un monde à part avec ses propres codes non écrits, et personne ne nous apprend à naviguer dans ce monde numérique truffé de subtilités tacites. Le dating analogue avait aussi ses règles, mais on les connaissait : on savait mieux comment s’adonner au jeu de la séduction.

Avant de maudire les applications dating comme il est si facile de faire, rappelons-nous que les applications ont été créées…parce qu’elles répondent à un besoin. Tout simplement. Les humains ne vont jamais arrêter de vouloir trouver l’amour.

Regrets versus rejets

Si vous lisez ceci, c’est probablement parce que vous êtes en train de dater ou parce que vous considérez commencer le dating.

Je vous trouve déjà cool! car ce que vous faites en datant, c’est que vous dites : “Je préfère vivre avec la possibilité de me faire rejeter au lieu de vivre avec la possibilité d’avoir des regrets de ne pas avoir essayé.”

Parce que oui, il y a de fortes chances que vous subissiez quelques rejets, mais ce que je remarque de mes clients, c’est qu’ils ne voient que les rejets qu’ils ont vécus et ils ont tendance à oublier qu’eux-mêmes aussi rejettent des gens. Et c’est normal. Ça fait partie du processus. On n’est pas attiré envers tout le monde, on ne clique pas avec tout le monde. Alors n’oubliez pas que vous vous faites rejeter mais que vous rejetez aussi des gens à votre tour. Parfois, notre anxiété nous rend self-centered (centré sur soi).

LE DATING DÉTACHÉ VERSUS LES VRAIES CONNEXIONS

Je n’encourage pas le dating en mode détaché. Je préconise le dating authentique et intentionnel. Le swiping et le texting sans fin nous rend blasés, désengagés et met même certaines personnes sur leurs gardes.

Donc pour établir une vraie connexion, à un moment, il faut se montrer sous son vrai jour. Je ne conçois pas comment on peut dater et ne jamais être vulnérable. Je ne conçois pas comment on peut dater et uniquement montrer une façade de soi.

Donnez-vous la permission d’être vulnérable

Brené Brown définit la vulnérabilité comme étant “facing uncertainty, exposure, and emotional risks, and knowing that you are enough.” Est-ce que c’est difficile pour les personnes qui ont déjà été blessées? (c’est-à-dire….tout le monde)

Oui.

Lorsque vous faites preuve de courage, d’authenticité et de vulnérabilité, il ne s’agit pas d’un one-way street. L’autre personne a un rôle à jouer parce que vous ne pouvez pas être vulnérable si la personne que vous datez n’est pas digne de confiance ou n’évoque pas un sentiment de sécurité (feeling safe).

Pratiquez vos habiletés de communication et de gestion de conflits

Dater de manière détachée est l’équivalent de dater dans le noir. Jouer à des jeux, deviner ce que l’autre personne ressent et pense, assumer que vous savez des choses quand vous n’en savez rien. Pour éviter d’être blessées, certaines personnes gardent une distance. Si elles s’approchent, parfois elles vont alors éviter les conflits pour ne pas gâcher la sauce.

“Si je lui dis, je vais le/la vexer. Je ne veux pas faire ça.”

“La personne va me rejeter.”

“C’est une conversation inconfortable.”

C’est sur ce point que j’aide les gens qui me consultent. Car dans toutes les relations, on veut idéalement quelqu’un qui cherche à travailler sur les problèmes au lieu de les éviter, qui est prêt d’avoir des conversations difficiles et inconfortables, et qui prend responsabilité.

Le signe le plus clair d’une quelconque chimie n’est pas l’absence de désaccords, mais plutôt, d’apprécier les désaccords qu’on a avec cette personne. Intéressant et novateur comme idée, non?

Rien de plus satisfaisant qu’une conversation difficile qui se termine bien, rien de plus sexy qu’une personne qui a des habiletés relationnelles.

Je n’aime pas les app, je préfère rencontrer en vraie vie.

Tell me something I don’t know : bien sûr que la forte majorité des gens préfèrent rencontrer en vraie vie.

Mais les applications de rencontre ont été créées et continuent d’exister parce qu’elles répondent à un besoin réel et concret.

Mathieu, l’ingénieur civil ne rencontre personne à sa job ni à ses matchs de hockey, n’est pas du genre à sortir dans les bars, et il a déjà fait le tour de son groupe d’amis déjà formés. Alors pour ce genre de cas, les applications dating sont super parce qu’elles permettent de nous faire rencontrer des gens qu’on n’aurait jamais rencontrés autrement.

Les applications dating sont juste pour des one-night

Non. Il est vrai que certaines applications s’adressent plus à une crowd, mais généraliser et rejeter par défaut les applications en se basant sur ce préjugé ne vous aide pas.

Les “Tinder babies” ne sont pas rares et les mariages qui ont commencé sur Bumble non plus.

De plus, j’ai appris via mes clients non québécois que l’image qu’on se fait des applications dating dépend vraiment du pays où on se situe, car en Amérique du Nord, plusieurs personnes considèrent Tinder comme étant plus axé sur les rencontres d’un soir (one-night), tandis que Tinder dans d’autres pays est vu comme étant une plateforme pour les personnes qui cherchent une relation sérieuse.

Je ne veux pas rencontrer sur une application parce que ce n’est pas romantique, ce n’est pas authentique.

Logan Hury est une scientifique du comportement (behavioral scientist) qui a écrit un livre entier sur le dating et l’expérience des rencontres en ligne. Elle travaille maintenant comme directrice des sciences relationnelles pour Hinge, une application dating.

Son livre How to Not Die Alone décrit trois types d’attentes irréalistes que les gens peuvent avoir :

-des attentes irréalistes envers les relations et l’amour (the Romanticizer)

-des attentes irréalistes envers le/la partenaire (the Maximizer)

-des attentes irréalistes envers eux-mêmes (the Hesitater)

Les Romanticizer ont une idée idéalisée de ce que devrait être l’amour et leur “âme soeur”. Ils veulent avoir la bonne histoire épique à raconter à leurs petits-enfants. Ils pensent que l’amour, ça arrivera lorsque ça arrivera.

En gros, avoir ce mindset (appelé le “soul-mate mindset”) permet aux gens de rester passif.

Les Maximizer magasinent à fond, aiment explorer leurs options et aiment être certains et confiants de leurs décisions. Ils se disent : pourquoi me contenter de ça si je peux sûrement trouver 5% mieux ailleurs?

Les Hesitater pensent qu’ils ne sont pas prêts pour le dating parce qu’ils ne sont pas la personne qu’ils voudraient être. Ils attendent d’avoir perdu du poids, d’avoir stabilisé leur situation professionnelle, d’avoir acheté un beau condo. Ils ont des hauts standards et veulent se sentir vraiment prêts avant de commencer un projet; donc ils ont la même mentalité pour commencer le dating. Ils se disent : Je vais attendre jusqu’à temps que je sois “sur la coche”.

Ce que je réponds aux Romanticizer est que, peu importe la manière dont vous avez initialement rencontré la personne, que ce soit via une app ou via le voisin de votre cousin, le travail est le même : on doit faire l’effort de libérer son horaire pour voir la personne, pour initier des dates, pour aller à la rencontre de l’autre et apprendre à la/le connaître. Dating prend un minimum d’investissement de temps, d’énergie et d’intention.

Puis je réponds qu’on doit remplacer le “soul-mate mindset” par le “work-it-out mindset” qui est plus réaliste : on doit apprendre à s’ajuster et à travailler ensemble en cours de route.

Vous reconnaissez-vous dans un des trois types de dater?

Je suis submergé(e) par toutes les personnes disponibles.

Vous avez raison, et c’est justement sur ce point qu’il faut faire attention. D’un côté, les applications nous permettent de rencontrer des gens hors de nos cercles sociaux déjà établis (travail, amis, collègues de cégep/universités, hobbies, etc) mais d’un autre côté, on ne sait plus où donner de la tête avec tout ce choix.

Le choix, c’est bien, mais peut aussi être mal.

Le paradoxe du choix a été étudié : trop de choix tue notre capacité à décider et à prendre une décision.

Trop de choix nous surcharge cognitivement parce qu’on a tellement de choses à juger et à analyser.

Cette vidéo qui dure à peine 2 minutes montre bien le lien entre les recherches du psychologue Barry Schwartz et l’expérience du dating.

Cliquez ici pour une vidéo de 5 minutes expliquant l’étude originale.

Et si vous êtes vraiment motivé(e), voici une vidéo de 10 minutes à saveur sociologique qui examine la culture idéologique du choix et l’anxiété qui en découle, car qui dit choisir quelque chose dit perdre autre chose.

Avoir autant de choix fait en sorte que nos attentes sont plus hautes et nous rend plus susceptibles d’être déçu(e). Sur les applications, il est facile de se dire qu’on peut toujours trouver quelqu’un de 5% mieux parce que le “catalogue d’humains” est vaste et se renouvelle assez fréquemment. On vit dans une société d’hyperconsommation, en passant de nos confitures jusqu’à nos partenaires.

Récemment, je pensais aux paroles de la chanson First Date du groupe Blink 182 : “In the car, I just can’t wait / to pick you up on our very first date / is it cool if I hold your hand ? / is it wrong if I think it’s lame to dance ? / do you like my stupid hair ? / would you guess that I didn’t know what to wear / I’m just scared of what you think”

Dans le temps (je me sens vieille juste en écrivant ça), on était excité et fébrile à l’idée d’aller sur une date. Maintenant, les gens sentent quasiment qu’ils vont passer une entrevue et faire passer une personne une entrevue.

Je n’aime pas jouer à des jeux

Eh bien, vous n’avez pas besoin de “jouer à des jeux” et vous n’avez pas besoin de vous trahir.

Selon Elizabeth Earnshaw, thérapeute de couple…

La trahison de soi lors en dating peut ressembler à :

-Changer constamment votre emploi du temps pour s’adapter à l’horaire de l’autre.

-Trouver des excuses pour un comportement qui vous a bouleversé.

-Négliger vos besoins pour paraître “facile à vivre”.

-Faire le plus gros du travail pour que ça “marche”.

-Avancer plus rapidement que vous ne le souhaiteriez par crainte d’être rejeté si vous ne le faites pas.

-Lâcher-prise quand on a été blessé.

-Accepter moins que ce que vous voulez vraiment ou ce dont vous avez besoin.

Jouer à des jeux peut ressembler à :

-Agir comme si vous vous en fichiez

-Faire la personne difficile à avoir (hard to get)

-Attendre un certain moment avant d’envoyer un texto ou de rappeler.

-Publier certaines choses sur les médias sociaux pour attirer son attention.

Ce qui est triste, c’est que de nombreux mauvais conseils dating fonctionnent … parce qu’ils jouent avec les problèmes d’attachement des gens (un sujet sur lequel vous deviendrez également un expert lorsque vous aurez lu le livre Attached mentionné ci-dessus).

Si vous traitez les rencontres comme un jeu, il est probable que c’est ainsi qu’elles se dérouleront. Les rencontres authentiques ne peuvent pas être basées sur des blessures d’attachement.

DONC QUOI FAIRE

  • Slow down

Et si vous ralentissiez? Pratiquez le slow dating.

Voici une philosophie dating (parmi tant d’autres) que vous pouvez essayer :

swiper moins, mais nettement moins, car avoir 7 conversations parallèles peut être angoissant et baisser notre intérêt à cause du paradoxe du choix comme expliqué plus haut.

Voyez où les choses vous mènent avec une personne à la fois. Laissez les choses émerger. Car ce n’est pas en tirant sur le gazon que le gazon poussera plus vite.

Il y a un nombre maximal de liens sociaux stables que nous pouvons entretenir (150), connu sous le nom de Dunbar’s number. Pourquoi ce principe ne s’appliquerait pas à notre dating life aussi?

Carl Honoré est un journaliste canadien qui a écrit le livre Éloge de la lenteur et qui explique les fondements de la décélération, en passant par le slow food, slow living et slow sex.

Vous pourriez essayer la décélération dans votre vie amoureuse et sexuelle.

  • Souvenez-vous de la dernière fois que vous étiez en amour

Il s’agit d’une date, pas d’une entrevue de job.

Si vous adoptez la philosophie du slow dating, ça vous force plus à examiner votre ressenti face à une personne. Votre jugement et votre feeling face à elle ont le temps de se déposer, comme quelque chose qu’on mijote (mais pas trop longtemps). En étant plus intentionnel dans sa manière de rencontrer des gens, on ne passe pas rapidement à autre chose sans avoir pris le temps de faire le point sur notre attirance, la chimie développée et le courant qui est passé.

Lorsque les gens datent frénétiquement, ils ne ressentent parfois rien durant les dates, rien d’excitant, et rien de captivant. Ils sont presque anesthésiés.

Au lieu de se concentrer sur des attributs superficiels tels que : la job de l’autre, le statut social, est-ce que nous avons des hobbies en commun, est-elle assez bonne pour moi, quel est son plan dans 5 ans, il serait plus judicieux d’arrêter de faire du dating évaluatif pour plutôt faire du dating conscient.

-Quel côté de moi cette personne fait ressortir?

-Mon corps se sentait comment durant la date? Crispé, relaxé, ou un mélange des deux?

-Est-ce que je me sens plus énergisé ou moins énergisé?

-Y a-t-il quelque chose de cette personne qui me rend curieux/curieuse?

-Est-ce que j’ai ri?

-Est-ce que je me suis senti écouté?

-Est-ce que je me suis sentie attirante en sa présence?

-Est-ce que j’étais captivé ou ennuyé, ou un mélange des deux?

Esther Perel décrit le dating à l’ère moderne ainsi :

“Les gens s’assoient là, vérifient leur pouls et essaient de voir s’ils ont une sorte de réaction physiologique – une sensation d’étincelle. Dans cette situation figée, où ils sont en train de s’interviewer les uns les autres, ils veulent que ce moment ait une étincelle. Vous avez perdu la tête ?” (Logan, 2021, 153)

En somme, le but d’une première date n’est pas de savoir si vous allez marier la personne. Il s’agit de voir si vous êtes curieux d’en savoir plus, s’il y a quelque chose qui vous donne envie de passer plus de temps avec.

“Kanica, ce que tu proposes sonne vraiment ennuyant.”

Non. Je ne dis pas que le dating doit être une expérience ultra aride, calculée et méthodique. Au contraire, je veux que vous injectiez du fun, du jeu, du flirt, des fous rires, des regards mesquins, des séances de frenchage de 10 minutes sur le bord d’une porte et, bien sûr, une sexualité torride. Et pour arriver à tout ça, il faut, à mon avis, que certains éléments soient présents. Je vous propose une philosophie dating parmi tant d’autres. À vous de prendre ce qui vous plait et délaisser ce qui vous parle moins.

Dans cet article, je n’aborde même pas les examens de conscience, l’introspection et les remises en question que peut provoquer le dating, car ce sont des sujets qui appartiennent à mon bureau de consultation. Mais sachez qu’il est normal et fréquent de se demander : Est-ce que je suis intéressant(e)? Est-ce que je suis “too much” ? Pourquoi est-ce que l’autre a arrêté de me texter? Je ne sais pas quoi dire et quoi faire. J’ai peur de ne pas être assez cool/intelligent/cultivé/attirant pour l’autre.

Je n’ai également pas abordé d’autres mythes comme : “l’amour est quelque chose sans effort, naturel, organique.”

L’amour peut bien être un instinct naturel, mais dater ne l’est pas. On ne naît pas en sachant comment choisir le bon partenaire, et si c’était le cas, je n’aurais plus de job.

Peu importe ce que vous cherchez via le dating, que ce soit une relation d’un soir ou l’amour classique, je vous souhaite sincèrement de trouver ce que vous cherchez. N’oubliez pas que les relations formidables se construisent : elles ne sont pas découvertes déjà toutes parfaites et gardez en tête que le dating, tout comme la sexualité, ne se performe pas.

Le but de dater n’est pas de rendre les choses le plus confortables et faciles possibles : le but de dater est de trouver une personne formidable avec qui construire une relation.

Références

Aslanian, A. (2018, décembre 19). How to Stop Detached Dating and Create Real Connection. The Gottman Institute. https://www.gottman.com/blog/how-to-stop-detached-dating-and-create-real-connection/

Bourdon, M.-C. (2014, février 14). Sexe, amour et Internet: les résultats. Actualités UQÀM. https://www.actualites.uqam.ca/2014/sexe-amour-et-internet-les-resultats

Levine, A., & Heller, R. S.F. (2011). Attached. The New Science of Adult Attachment And How It Can Help You Find -And Keep- Love. Tarcher Perigee.

Logan, U. (2021). How To Not Die Alone. Simon & Schuster.

Novotney, A. (2019, mai). The risks of social isolation. American Psychological Assocation. https://www.apa.org/monitor/2019/05/ce-corner-isolation