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Thérapie de couple : mythes et réalités

Par Kanica Saphan

La détresse conjugale est malheureusement répandue et se retrouve chez le tiers des couples. En sachant que la séparation est un type de deuil (deuil amoureux), il n’est pas surprenant que vivre une séparation soit l’un des événements les plus stressants dans la vie d’un individu.

La thérapie de couple est alors une avenue à considérer pour se donner le plus d’outils possibles.

Voici des idées répandues en ce qui concerne les suivis de couple.

Ma sexologue prendra le bord de mon/ma partenaire.

Mon but en thérapie de couple n’est pas de défendre systématiquement une des deux personnes. Mon client devient alors votre couple, qui est vu comme une unité. Dans ce cas, je ne travaille ni pour vous individuellement, ni pour l’autre, mais pour vous en tant qu’entité.

C’est l’autre le problème, pas moi.

Habituellement, les deux partenaires contribuent à la dynamique relationnelle problématique. Mon rôle est alors de faciliter la prise de conscience et la responsabilisation des deux partenaires qui sont tous les deux ouverts à l’introspection, à admettre leurs torts, et à travailler pour aller de l’avant.

Après 4 rencontres, le problème sera réglé.

Une thérapie de couple peut nécessiter en moyenne 10 à 20 séances. Une erreur que les gens font parfois est de terminer prématurément le suivi, dès qu’ils voient un changement. Une fin de thérapie se prépare, et mon but est toujours d’autonomiser les gens, mais aussi de les laisser repartir quand non seulement des changements ont été observés, mais quand ces changements sont capables de se maintenir à long terme.

Pas besoin de consulter, les problèmes se régleront par eux-mêmes.

La détresse conjugale n’a pas tendance à s’améliorer d’elle-même. Parfois, lorsque nous laissons le temps “faire son travail”, nous laissons en fait certains mécanismes mal adaptés se cristalliser, ou nous balayons parfois les problèmes en dessous du tapis.

En ce qui me concerne, voici d’autres points à considérer si vous pensez entamer une démarche de couple avec moi

Les séances ont lieu à mon bureau chaque semaine

Par expérience, il est plus efficace de procéder ainsi plutôt que de faire des suivis à chaque deux semaines. En commençant un suivi, un momentum se créé ainsi que le contexte pour favoriser des prises de conscience et amener des changements. Je ne suis pas à l’aise d’offrir des suivis de couple qui n’ont pas lieu hebdomadairement parce que l’efficacité est nettement réduite. Pour instaurer des changements, il faut pratiquer de manière consistante certaines améliorations que je vous suggère. Vous voir chaque semaine me permet de vous accompagner dans ce processus.

Je promouvois l’autonomie, et non la dépendance

Certaines personnes ont peur de commencer une démarche hebdomadaire et pensent “Je ne veux pas devenir dépendant.e à la sexologue.” Pourtant, ma vision est à l’opposé : nous faisons un blitz de séances hebdomadaires pour mettre toutes les chances de notre côté. Ensuite, lorsque nous voyons des changements, nous diminuons les séances et lorsque les changements se maintiennent à long terme, nous terminons le suivi.

Les aspects pratico-pratique

Les séances durent 50 minutes. Je prends les 10 dernières minutes pour consigner les notes à votre dossier. Du point de vue des client.es, il est normal de sentir qu’il y a encore beaucoup de choses à dire. Du point de vue sexologue, nous avons ouverts plusieurs thèmes et comme mon service n’est pas uniquement de laisser les gens parler, il importe de prioriser et de diriger les futures réflexions. Autrement dit, après un certain nombre de minutes, la conversation n’est plus pertinente : il faut alors du temps pour laisser les réflexions décanter.

Le prix est de 130$. Je prends les e-transfert avant la séance, et j’accepte les virements après la séance. Je fonctionne ainsi pour m’éviter la charge mentale de relancer les gens qui n’ont pas payé, et pour éviter de terminer la séance avec la transaction.

La thérapie de couple est le coeur même de mon travail et je me rappelle chaque fois pourquoi j’ai choisi cette profession lorsque je vois des couples surpasser une phase difficile.

Je suis disponible pour vous, et vous faites déjà le premier pas nécessaire pour mieux vivre vos relations, au lieu de les subir.

Au plaisir de vous rencontrer! -Kanica

Source :

Péloquin, K., Tremblay, N., & Corneau, M. (2018). Capsule infographique #6 : La détresse au sein du couple. La thérapie conjugale peut aider. Centre de recherche interdisciplinaire sur les problèmes conjugaux et les agressions sexuelles (CRIPCAS), Université de Montréal, Montréal, Qc.